Hommage à Renée Vivien
Sous la protection humble des violettes Je remets les soupirs et les douleurs muettes Qui viennent m'assiéger ce soir... Ce trop beau soir!... Dans cet effondrement du final désespoir Leur parfum est semblable aux prières des Saintes... O fleur entre...
Lire la suiteJ'épie, avec amour, ton sommeil dans la nuit: Ton front a revêtu la majesté de l'ombre, Tout son enchantement et son prestige sombre... Et l'heure, comme une eau nocturne, coule et fuit! Tu dors auprès de moi, comme un enfant... J'écoute Ton souffle doux...
Lire la suiteAmour, toi, le larron éternel, qui dérobes Les lourds trésors des coeurs et le secret des robes! Tu te glisses et te dissimules dans la nuit, Et ton pas est le pas du traître qui s'enfuit... Ton pas est plus léger que le doux pas du Songe! Et l'on n'entend...
Lire la suiteL'amour dont je subis l'abominable loi M'attire vers ce que je crains le plus, vers Toi! Tu fus et tu seras l'Inconnue ennemie... Je t'adore en pleurant, ô si mauvaise amie! Car voici la raison de mon tourment infâme: Je ne surprendrai pas le regard de...
Lire la suiteAvec l'étonnement de mes regards, je vis Le choeur des beaux rayons de lune aux tons bleuis. Et mes regards étaient stupéfaits et ravis... Avec mes yeux ouverts grandement je les vis. C'est pourquoi maintes fois, au hasard d'une veille, Ouvert sur l'infini,...
Lire la suiteO Toi, Femme que j'aime! O Lys irréprochable! Très chère qu'on ne peut approcher qu'à genoux, Lève sur moi tes yeux si doux et ton front doux! Et que le repas soit comme la Sainte Table. Réveille, avec ta voix, mes rêves somnolents. Voyant mon front fiévreux,...
Lire la suiteMystérieux, amer et terrible, ô mon coeur, Eloigne enfin de toi la haine et la rancoeur! Sache combien est grand ce bienfait qu'on te donne De pouvoir pardonner, ô mon coeur! et pardonne! Ne garde plus l'amer souvenir des joies dues! Et qu'il soit comme...
Lire la suiteC'est l'imposition fraîche et lente des mains Sur mon front que remplit l'horreur des lendemains, O bénédiction suave de ses mains! Les douces mains de femme ont des gestes de prêtre Et répandent en vous la paix et le bien-être, La consolation que vient...
Lire la suiteElle est venue avec ses cheveux et sa robe, Sa robe de beau pourpre et ses beaux cheveux d'or! Et mon âme aussitôt a pris un prompt essor Dans l'ivresse du cher instant que l'on dérobe!... Mon coeur lourd est léger comme une bulle d'or, Puisque je la...
Lire la suiteJ'abriterai dans un sanctuaire d'Asie Mon éternel besoin d'ombre et de poésie. Là-bas, guettant les mille et trois Dieux aux pieds d'or, Des prêtres, jour et nuit, veillent sur leur trésor. Oui, désespérément, je fixe mon exode Vers ce refuge énorme et...
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