Hommage à Renée Vivien
... quant à mon sanglot: et que les
vents orageux l'emportent pour les
souffrances.
Que le vent du soir emporte mon sanglot
Vers l'accablement des cités et des plaines;
Qu'il l'emporte, afin de le mêler au flot
Des douleurs lointaines.
Qu'il l'emporte, ainsi qu'un pitoyable appel,
Plus grave et plus doux que la vaine parole...
Que, dans l'infini, mon sanglot fraternel
Apaise et console.
Renée Vivien