Hommage à Renée Vivien
Dans le frais clair-obscur bleuissent des lumières: Viens rêver de la Mort... J'adore tes paupières. Les siècles ont glissé sur nos fronts endormis, Plus légers et plus doux que des rires d'amis... Et le ruissellement des feuilles de pivoine Pleut dans...
Lire la suiteL'aube a des pas furtifs de louve Et des yeux de chacal... De mes mains j'ai creusé la douve; J'ai bâti, sans vassal, La tour aux murs noirs qui t'encloître. Ton épouvante voit s'accroître, Pareil à l'enflure d'un goître, Mon amour féodal. Que m'importe...
Lire la suiteElles attendent, dans l'or bleu d'un réverbère, Quand la nuit des cités tragiques délibère Au pied d'un réverbère. Elles attendent... Et, frissonnant de dégoût, Les Fleurs, sous leurs doigts gris, leur haleine d'égout, Ont blêmi de dégoût. L'âpre fraternité...
Lire la suiteLes Morts aveugles sont assis dans les tombeaux, Ils ouvrent leurs yeux larges et stupides Devant la lueur rouge des flambeaux, Et leurs yeux béants sont des gouffres vides... Dardant vers la nuit leurs regards stupides, Les Morts aveugles sont assis...
Lire la suiteChanson Norvégienne Choeur. Comme un vol de cygnes sauvages, Battements d'ailes vers le Nord, Passe le vol des blancs nuages, Chassés par la bise qui mord. Récit. Viens, nous respirerons les parfums de la neige. Les brumes auront le bleu de tes regards...
Lire la suiteUn acte en vers Scène Première Le Palais des Doges. - Fenêtres ouvertes sur la lagune. On entend de lointains accords de luths et de mandolines. Gemma. O Venise! j'ai l'âme ivre de sérénades: La musique a brûlé mes lèvres et mon front. Les barques où,...
Lire la suiteLes Ondines, ceignant les roseaux bleus du fleuve, Ont des chansons de vierge et des sanglots de veuve. Leurs gemmes sont les pleurs lumineux du passé. Le Griffon s'alanguit en un songe lassé; Sur ses paupières a pesé la somnolence, Et ses ongles d'onyx...
Lire la suiteTes yeux sous tes cheveux sont comme des poignées De rayons à travers des toiles d'araignées. Ton sourire d'été, que l'aube colora, Est pareil au sourire orgueilleux de Sara. Mon regard s'hypnotise à cette fauve boucle Où le divin saphir épouse l'escarboucle....
Lire la suiteQuelqu'un, je crois, se souviendra dans l'avenir de nous. Mon souci. Psappha. Dans l'avenir gris comme une aube incertaine, Quelqu'un, je le crois, se souviendra de nous, En voyant brûler sur l'ambre de la plaine L'automne aux yeux roux. Un être parmi...
Lire la suiteTu m'apportes l'ardeur des nuits de Palestine. Sur ton front, serein comme un feu d'autel, Brûle, sceau mystique, empreinte divine, La gloire de ta race, ô fille d'Israël! Ton corps a les parfums du corps de Bethsabée, Pâleur de lotus et de nénuphar....
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