Hommage à Renée Vivien
L'ombre étouffe le rire étroit des Emmurées. Leur illusoire appel s'étrangle dans la nuit. Leur front implore en vain la brise qui s'enfuit Vers l'Ouest, où les mers sommeillent, azurées. Leur cécité profonde ignore les marées Des couleurs, les reflux...
Lire la suiteJ'ai bu, tel un poison, vos souffles éplorés, Vos sanglots de parfums, lys fauves, lys tigrés! Dédiez au matin votre rose sourire, Lys du Japon, éclos aux pays de porphyre. Ténèbres, répandez vos torpeurs d'opiums, Vos sommeils de tombeaux sur les chastes...
Lire la suiteDroite et longue comme un cyprès, Mon ombre suit, à pas de louve, Mes pas que l'aube désapprouve. Mon ombre marche à pas de louve, Droite et longue comme un cyprès. Elle me suit, comme un reproche, Dans la lumière du matin, Je vois en elle mon destin...
Lire la suitePâle et mélancolique ainsi qu'une malade, - Un tapis fondu languit sous tes pieds - Plus majestueux qu'un temple de jade, - Les magnolias et les tulipiers - Ont laissé pleuvoir la nuit de leur voûte. - - Tramé dans un soir aux bleus inconnus - Par de...
Lire la suiteLa mer porte le poids voluptueux des Iles... Le lapis-lazuli des ondes infertiles Sollicite le frais recueillement des Iles. - Iles d'hiver, ô fleurs de la nacre et du nord! - Lorsque l'ombre a tressé les roses de la mort, Les Iles ont jailli de la nacre...
Lire la suiteLe blond zodiaque détruit Ses énigmatiques algèbres, Et les cygnes noirs de la nuit Glissent sur un lac de ténèbres. Tu me tends, d'un geste onduleux, Tes mains où le lotus se fane. A travers les feuillages bleus Tu souris, comme Viviane. Je retrouve...
Lire la suiteLe temple abandonné de la Vénus latine Se recule et s'estompe à travers les embruns, Et le déroulement rituel des parfums Ne tourbillonne plus vers l'Image Divine. Les roses, sur le marbre enfiévré par le sang, N'ont plus leur rouge ardeur de rire et...
Lire la suiteAshtaroth, Belzébuth, Bélial et Moloch Fendent la nuit d'hiver, massive comme un roc, De leurs ailes et de leur souffle de fournaise, Et, sur les murs lépreux de Suburra, Moloch De son pouce sanglant trace le nombre: treize. Ashtaroth, Belzébuth, Bélial...
Lire la suiteTes yeux verts comme l'aube et bleus comme la brume Ne rencontreront pas mes yeux noirs de tourment, Puisque ma douleur t'aime harmonieusement, O lys vierge, ô blancheur de nuage et d'écume! Tu ne connaîtras point l'effroi qui me consume, Car je sais...
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