Hommage à Renée Vivien
La Haine nous unit, plus forte que l'Amour. Nous haïssons le rire et le rythme du jour, Le regard du printemps au néfaste retour. Nous haïssons la face agressive des mâles. Nos coeurs ont recueilli les regrets et les râles Des Femmes aux fronts lourds,...
Lire la suiteEstompe ta beauté sous le poids des étoffes, Plus souples que les flots, plus graves que les strophes. Elles ont la caresse et le rythme des mers, Et leur frisson s'accorde au blanc frisson des chairs. Revêts le violet des antiques chasubles, Parsemé...
Lire la suiteL'odeur des frézias s'enfuit Vers les cyprès aux noirs murmures... La brune amoureuse et la nuit Ont confondu leurs chevelures. J'ai vu se mêler, lorsque luit La datura baigné de lune, Les cheveux sombres de la nuit Aux cheveux pâles de la brune. La fin...
Lire la suiteJe ne danserai pas sur ton tréteau banal, Avec tes histrions et tes prostituées. Lorsque fermente en moi la tristesse du vin, J'erre, exagérant mon verbe de pitre, Mentant comme un prêtre et comme un devin. Ma loquacité pérore et chapitre Devant la foule...
Lire la suiteJ'erre au fond d'un savant et cruel labyrinthe... Je n'ai pour mon salut qu'un douloureux orgueil. Voici que vient la Nuit aux cheveux d'hyacinthe, Et je m'égare au fond du cruel labyrinthe, O Maîtresse qui fus ma ruine et mon deuil. Mon amour hypocrite...
Lire la suiteParmi le boréal silence, le zénith Irradie âprement aux jardins d'aconit. Enigmes et remords, les yeux des Nyctalopes Reflètent la perplexité des horoscopes, Et les Musiciens, frères des Séraphim, Ecoutent murmurer la harpe d'Eloïm. De glauques nénuphars...
Lire la suiteVous n'êtes rien pour moi. Pour moi, je n'ai point de ressentiment, mais j'ai l'âme sereine. Psappha. Vous qui me jugez, vous n'êtes rien pour moi. J'ai trop contemplé les ombres infinies. Je n'ai point l'orgueil de vos fleurs, ni l'effroi De vos calomnies....
Lire la suiteEntre tes seins blêmit une perle bizarre. Tu rêves, et ta main curieuse s'égare Sur les algues de soie et les fleurs de satin. J'aime, comme un péril, ton sourire latin, Tes prunelles de ruse où l'ombre se consume Et ton col sinueux de page florentin....
Lire la suiteC'est l'heure où l'âme famélique des repus Agonise, parmi les festins corrompus. Et les Mangeurs d'herbe ont aiguisé leurs dents vertes Sur les prés d'octobre aux corolles large ouvertes, Les prés d'un ton de bois où se rouillent les clous... Ils boivent...
Lire la suiteEt je regrette et je cherche... Psappha. Les oliviers, changeants et frais comme les vagues, Recueillent gravement tes murmures légers, Psappha, Divinité des temples d'orangers, Dont le chant surpassa le chant des étrangers... La montagne a des plis musicalement...
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