Hommage à Renée Vivien
Sopra condido vel cinta d'oliva Donna m'apparve, sotto verde manto, Vestita di color di fiamma viva. Dante, Purgatorio, canto trentesimo. Lève nonchalamment tes paupières d'onyx, Verte apparition qui fus ma Béatrix. Vois les pontificats étendre, sur l'opprobre...
VIII (message de Mère Teresa) Honte à vous qui osez toucher à nos enfants, Honte à vous qui osez briser leur innocence, En leur faisant subir des sévices violents. Je ne vous souhaite pas ces horribles souffrances. Demandez leur pardon et stopper maintenant....
V (Avec la participation bienvenue de Colette) Pourquoi vouloir entrer à tout prix dans un moule Tout en sachant qu'il ne vous convient pas pourtant? Réfléchissez un peu... Quand bien même la foule Sauterait dans le vide, en feriez-vous autant? Et vous...
VII (message de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus) Souvenez-vous toujours lorsque le mal vous ronge Que c'est l'homme qui fait de la terre un enfer, A force de détruire, à force de mensonges. N'abandonnez pas, nous entendons vos prières. Pas étonnant que...
VI (Avec l'amicale participation de Lucie Delarue-Mardrus) Taisez-vous plutôt que de parler de vengeance, Femmes, vous qui êtes assez intelligentes, Déposez les armes mais restez vigilantes, La loi du Talion n'engendre que la violence. Hommes, vous qui...
Oui! je t'appelle jour et nuit, parfois très haut, J'adore tes vers et les récite sans fin, Et plus que ton baiser, je veux aussi tes mains... Avec moi, tu ne trouveras plus le repos. Et je reviens vers toi de mes pas assurés, Sans regret, sans remord,...
J'épie, avec amour, ton sommeil dans la nuit: Ton front a revêtu la majesté de l'ombre, Tout son enchantement et son prestige sombre... Et l'heure, comme une eau nocturne, coule et fuit! Tu dors auprès de moi, comme un enfant... J'écoute Ton souffle doux...
J'abriterai dans un sanctuaire d'Asie Mon éternel besoin d'ombre et de poésie. Là-bas, guettant les mille et trois Dieux aux pieds d'or, Des prêtres, jour et nuit, veillent sur leur trésor. Oui, désespérément, je fixe mon exode Vers ce refuge énorme et...
C'est l'imposition fraîche et lente des mains Sur mon front que remplit l'horreur des lendemains, O bénédiction suave de ses mains! Les douces mains de femme ont des gestes de prêtre Et répandent en vous la paix et le bien-être, La consolation que vient...
Ainsi, l'on se contemple avec des yeux sacrés Devant l'autel des mers et sur l'autel des prés... Toi dont la chevelure en plis d'or illumine; Tu m'as fait partager ton essence divine... Et tu m'as emportée au fond même du ciel, O toi que l'on adore, ô...
Oui, j'endure aujourd'hui le pire des tourments, Tu m'as menti... Tu m'as trompée... Et tu me mens!... Mensonge caressant qui glisse de ta bouche! O serment que l'on croit, ô parole qui touche! O multiples douleurs qui s'abattent sur vous Ainsi qu'un...
Je m'écoute, avec des frissons ardents, Moi, le petit faune au regard farouche. L'âme des forêts vit entre mes dents Et le dieu du rythme habite ma bouche. Dans ce bois, loin des aegipans rôdeurs, Mon coeur est plus doux qu'une rose ouverte; Les rayons,...
Très chère, sois plus femme encore, si tu veux Me plaire davantage et sois faible et sois tendre. Mêle avec art les fleurs qui parent tes cheveux, Et sache t'incliner au balcon pour attendre. Ce qu'il est de plus grave en un monde futile, C'est d'être...
Mon Paradis est un doux pré de violettes Où le chant régnera sur des âmes muettes. Mon Ciel est un beau chant parmi les violettes. Mon Ciel est la très calme éternité du soir Où le regard se fait plus profond pour mieux voir Et c'est l'Eternité dans le...
Tes mains ont saccagé mes trésors les plus rares, Et mon coeur est captif entre tes mains barbares. Tu secouas au vent du nord tes longs cheveux Et j'ai dit aussitôt: Je veux ce que tu veux. Mais je te hais pourtant d'être ainsi ton domaine, Ta serve......
O passé des chants doux! ô l'autrefois des fleurs!... Je chante ici le chant des anciennes douleurs. Je le chante, sans pleurs et sans haine, à voix basse, Comme on se bercerait d'une musique lasse... Profond, irrépressible, autant que le soupir, S'échappe...
Mes yeux sont éblouis du jour que je revois! L'ayant cru défier pour la dernière fois. Mes yeux sont étonnés de revoir cette aurore; Ainsi, moi qui souffris autant, je vis encore! Je vis encor, je souffre et peux encor souffrir... Sans exhaler mon coeur...
L'esprit souffle... Et le vent emporte les paroles Qui vacillent ainsi que les musiques folles. Inexplicable autant que l'amour et la foi, O l'Inspiration! reviens bientôt vers moi! Reviens comme le vent qui chante et se lamente, Reviens comme une haleine...
O Femme au coeur de qui mon triste coeur a cru, Je te convoite, ainsi qu'un trésor disparu. Je te maudis, mais en t'aimant... Mon coeur bizarre Te recherche, Emeraude admirablement rare! Que je suis exilée! Et que pèse le temps, Malgré le beau soleil...
Ecoute le doux bruit de cette heure que j'aime Et qui passe et qui fuit et meurt en un poème! Ecoute ce doux bruit tranquille et passager Des ailes de l'Instant qui s'envole, léger! Je crois que ma douleur n'est que celle d'une autre... Et cette heure...
Et voici que mon coeur s'épanouit et rit... Moi qui longtemps souffris, me voici consolée Par ce noir violet d'une nuit étoilée, Moi qui ne savais point que la lune guérit! Moi qui ne savais point que la lune console De tout le chagrin lourd, de toute...
O Lune chasseresse aux flèches très légères, Viens détruire d'un trait mes amours mensongères! Viens détruire les faux baisers, les faux espoirs, Toi dont les traits ont su percer les troupeaux noirs! Toi qui fut autrefois l'Amie et la Maîtresse, Incline-toi...
Voici, je t'ai reprise et je t'ai reconquise... J'attendais ici, pour le fêter, ton retour... Que tu parais exquise, en ce fauteuil assise! Je t'aime mieux qu'au jour premier de notre amour. Tu n'as pas su comprendre et j'ai paru moins tendre, Ce fut...
Vous avez entr'ouvert vos lèvres cette nuit Et j'ai cru que c'était pour des paroles basses, Mais vous avez laissé retomber vos mains lasses... Vous avez soupiré, c'était à peine un bruit. Moi je vous regardais, je regardais cet ambre Rouge et cet or...
Parmi mes lys fanés je songe que c'est toi Qui me fis le plus grand chagrin d'amour, Venise! Tu m'as trahie autant qu'une femme et conquise En me prenant ma force, et mon rêve et ma foi. ... Je ne cherche plus rien dans Venise: l'ivresse Des beaux palais...