Hommage à Renée Vivien
... une vierge très délicate cueillant
des fleurs.
Je te vis cueillir le fenouil et le thym
Et la fleur du vent, la légère anémone,
O vierge! et je vis ton sourire enfantin
Où l'aube frissonne.
Mon corps vigoureux comme un jeune arbrisseau
Frôla longuement ta chair tendre et brisée...
Tu levas sur moi tes yeux plus frais que l'eau
Et que la rosée.
Le fatal Erôs et l'amoureux Destin
Et l'Aphrodita dont je suis la prêtresse
Nous virent cueillir le fenouil et le thym,
Atthis, ma Maîtresse.
Renée Vivien