Hommage à Renée Vivien
Des parfums de cytise ont amolli la brise Et l'on s'attriste, errant sous le ciel transparent... Le soleil agonise... Et voici l'heure exquise... Dans le soir odorant, l'on s'attarde en pleurant... Tu reviens, frêle et rousse, ô ma belle! ô ma douce!......
Lire la suiteLe décor de ton deuil, s'il était autrefois Une chambre trop sombre où se mourraient nos lys, Aujourd'hui il n'est que lumière, amour et foi. Te rejoindre sera pour moi un vrai délice. Des dizaines d'années, il me faudra attendre Pour avoir le droit de...
Lire la suiteJ'aspire auprès de toi le silence et le charme Des nuits où la douleur se plaît à demeurer, Toi qu'on ne voit jamais essuyer une larme, Mais dont parfois j'entends la grande âme pleurer. Le miroir réfléchit tes chastes attitudes, Et tu fuis le factice...
Lire la suiteViens et emporte-moi comme une enfant fragile... Eloignons-nous enfin de cette terre hostile, Où le mal, dans le moindre coin d'ombre, se cache Et où les femmes n'ont le droit qu'aux basses tâches. Nous oublierons l'horreur, loin de ce monde infâme Qui...
Lire la suiteL'ombre nous semble une ennemie en embuscade... Viens, je t'emporterai comme une enfant malade, Comme une enfant plaintive et craintive et malade. Entre mes bras nerveux j'étreins ton corps léger. Tu verras que je sais guérir et protéger, Et que mes bras...
Lire la suiteLa tristesse emplissait mes yeux depuis longtemps Envahissant mon cœur meurtri, jour après jour, J'étais même prête à renoncer à l'amour Quand tu m'es revenue, miraculeusement... D'un coup, s'est envolé tout le poids de mes peines Et jusqu'au souvenir...
Lire la suiteJ'étais pareille à la voyageuse recrue, Lasse enfin des courants et des vents et du sort Et qui n'aspire plus qu'au bon sommeil du port... Miraculeusement vous m'êtes apparue... Et vous ressembliez à tout ce qui m'est cher, Aux jardins de juillet dans...
Lire la suiteI A toi qui t'ennuyais, voici donc des cordages Des mâts et cet esquif, et partons en voyage. Oui, vers d'autres contrées, allons toutes les deux, Je t'emmène avec moi cette nuit si tu veux. Dès le crépuscule, nous larguerons l'amarre En laissant le courant...
Lire la suiteI Sur le Mode majeur Je sens croître l'ennui des livres vieux et sages. Donnez-moi, donnez-moi des mâts et des cordages! Je ris en jetant l'ancre! Au hasard du vent fou, Du flot capricieux, j'irai je ne sais où. Mon corps est moins pesant et mon âme s'allège,...
Lire la suiteTon âme, pour mon âme, est comme la rosée Qui se déposerait dès l'aube sur les fleurs. Ton âme est pour mon âme un beau soleil d'été Qui m'envelopperait de sa douce chaleur. Ton âme est une rose de délicatesse, De celles parfumées qui ne fanent jamais....
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