Hommage à Renée Vivien
Du fond de mon passé, je retourne vers toi, Mytilène, à travers les siècles disparates, T'apportant ma ferveur, ma jeunesse et ma foi, Et mon amour, ainsi qu'un présent d'aromates... Mytilène, à travers les siècles disparates, Du fond de mon passé, je...
Lire la suiteIl est, au coeur de la vallée, un étang que l'on nomme l'Etang Mystérieux. Je connais un étang qui somnole, blêmi Par l'aube blême et par le clair de lune ami. Un iris y fleurit, hardi comme une lance, Et le songe de l'eau s'y marie au silence. Aucun...
Lire la suiteA Paule Riversdale, En souvenir d'une épigraphe de "l'Etre Double". Sweet for a little even to fear, and sweet, O love, to lay down fear at love's fair feet, Shall not some fiery memory of his breath Lie sweet on lips that touch the lips of death? Yet...
Lire la suiteJe t'aime d'être faible et câline en mes bras Et de chercher le sûr refuge de mes bras Ainsi qu'un berceau tiède où tu reposeras. Je t'aime d'être rousse et pareille à l'automne, Frêle image de la Déesse de l'automne Que le soleil couchant illumine et...
Lire la suiteLes nuages flottants déroulaient leur écharpe Dans le ciel pur, de la couleur des fleurs de lin. J'étais fervente et jeune et j'avais une harpe. Le monde se parait, suave et féminin. Dans la forêt, des gris violets d'amarante Réjouissaient mes yeux large...
Lire la suiteOui, je le crois, je suis calme, je suis heureuse. L'aube a dû rafraîchir mes tempes de fiévreuse. Viens, je te conterai mon passé, si tu veux. Et je te parlerai d'abord de ses cheveux. Ses cheveux la nimbaient, virginale auréole. Elle ne savait pas que...
Lire la suiteMa Douce, entrons dans le jardin abandonné, Dans le jardin sauvage, exquis et funéraire Où l'autrefois se plaît à rôder, solitaire Et farouche, tel un vieux roi découronné. Entrons dans le jardin qu'un vent d'automne accable, Où le silence est lent comme...
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