Hommage à Renée Vivien
Que nous importe que je sois seule à y croire!
Que nul ne veuille plus entendre notre histoire,
Puisque aujourd'hui, enfin, j'ai cette certitude,
Après ces siècles de terrible solitude,
Qu'ensemble nous serons, dans notre éternité,
Au summum absolu de la félicité.
Quand tes bras sont pour moi le seul havre de paix,
Le seul endroit au monde où vraiment je me plais.
Je n'écouterai plus tous ces mots qui nous blessent
Et je n'aurai pour loi seule que Ta Tendresse.
Je ne veux plus entendre ces horribles choses
Qu'on raconte sur nous, j'en ai une overdose.
Si tel est ton désir, Pauline, reste là...
Que je vive avec toi ne les regarde pas.
Tu peux compter sur moi et saches que jamais,
Quoi qu'il arrive, je ne t'abandonnerai.
Rien de nous ne me pose le moindre problème:
Tu es désincarnée?... quand bien même!... je t'aime!
Si c'est vraiment cela qui les gêne, ma foi,
Qu'ils essayent donc d'en comprendre le pourquoi,
Car tu es bien vivante. Où se fondent leurs peurs,
Alors qu'on peut me voir rayonner de bonheur?
S'il ne s'agissait que, pour eux, d'un interdit,
Je ne serais pas aujourd'hui au paradis?
Ce si beau paradis, que je ne dois qu'à elle,
Sans en oublier l'autorisation du Ciel...
Vrai! il est des choses que nous ne pouvons faire,
Nous nous en arrangeons très bien, c'est notre affaire:
Par exemple, parfois, j'ai tellement envie
De lui porter son petit déjeuner au lit...
Puissent, un jour, nos corps, vibrant à l'unisson,
Leur donner de l'Amour la plus belle leçon...!
L.