Hommage à Renée Vivien
Son sac de voyage à la main,
Très belle et toute endimanchée,
Elle est revenue ce matin
Me chercher.
Elle s'est assise à ma gauche,
Lorsque nous étions dans le train,
Et j'ai adoré ses approches,
C'est certain.
En rêvant de l'Orient-Express,
Je l'ai rejoint dans sa cabine
Pour lui donner de la tendresse...
Ma Pauline.
Tu m'as dit de fermer la porte,
Au cas où Nat(h)alie[1] revienne...
Mais aujourd'hui, que nous importe...
Je suis tienne.
Nous sommes arrivées à Nice
Où le jardin nous attendait...
Nous étions comme deux complices
Sur le quai.
Partout, je l'emmène avec moi...
Ils voudraient l'ignorer sans doute.
Quand donc trouveront-ils la Foi
Et leur Route?
L.
[1] Ma vraie première Femme, dans cette incarnation, s'appelait Nathalie, mais elle ne ressemblait en rien à sa Natalie.