Hommage à Renée Vivien
J'ai bu le vin brûlant de tes lèvres, Atthis...
Ah! L'enveloppement tenace des étreintes,
Et la complicité des lumières éteintes,
Les rougeurs de la robe et les langueurs du lys!
Dans ta robe ondoyante, imprécise et fluide,
Tu me parais une algue, et ton parfum amer
Evoque savamment ta nudité d'hier
Où ruisselaient tes blonds cheveux de Néréide.
Renée Vivien