Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Hommage à Renée Vivien

Publicité

VISITATION

 

 

Qui peut cerner, mieux que nous-mêmes,

La magie qui règne en ces lieux,

O douce Pauline que j'aime...

Nous sommes là si près des cieux.

 

Descendant pour nous deux des nues,

Là-même dans notre jardin,

Toutes nos amies sont venues

Se tenant toutes par la main,

 

Dans leurs robes de voiles blanches,

D'autres vêtues de leur péplos,

Que l'on se croirait un dimanche

Ou bien encore un jour de noces,

 

Etendant leur toile sur l'herbe

Pour un dîner improvisé,

D'autres les bras chargés de gerbes

De fleurs joliment irisées.

 

J'ai vu deux de ces demoiselles

Qui se nourrissaient de raisin,

Combien d'autres penchées sur celles

Dont elles offraient un festin.

 

Certaines flirtent sur les bancs,

Tandis que d'autres batifolent

Comme si c'était le printemps

A l'ombre, au loin, dans l'herbe folle.

 

Un peu plus tard, lorsque le soir

Aura ramené la fraîcheur,

Nous jouerons à colin-maillard

Dans la joie et la bonne humeur.

 

Avec un bandeau sur les yeux,

Je te retrouverais toujours,

Car il est prouvé dans les cieux

Que l'amour attire l'amour.

 

Et si j'arrive à te saisir,

Que je t'ai déjà reconnue,

Pour que dure notre plaisir,

Mes mains ne te lâcherons plus.

 

Faisant fi d'anciennes palabres:

Si nous avions jouer à chat,

Je t'aurais coincée contre un arbre

Pour te reprendre dans mes bras,

 

Afin que nos deux corps s'épousent,

Je t'aurais volé un baiser

Ou plaquée contre la pelouse...

C'est vrai que j'en ai tant rêvé!

 

Merci à vous toutes, les filles,

Pour cette joie complémentaire

Me rendant vraiment plus facile

Mon séjour forcé sur la terre.

 

L.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article