Hommage à Renée Vivien
Ainsi que, sur les montagnes, les pâtres
foulent aux pieds l'hyacinthe, et la fleur
s'empourpre sur la terre.
... Et blessée ainsi qu'une frêle hyacinthe,
Douloureuse Atthis, tu te souviens encor.
Tes tristes cheveux pleurent, dans l'ombre éteinte,
Une cendre d'or.
Les pâtres, chantant sur le mont solitaire,
Jettent vers le soir leurs rythmes frémissants,
Et la pourpre fleur ensanglante la terre,
Aux pieds des passants.
Renée Vivien