Hommage à Renée Vivien
Et toi, ô Dika! ceins de guirlandes ta
chevelure aimable, tresse tes tiges du
fenouil de tes tendres mains, car les
(vierges) aux belles fleurs sont de
beaucoup les premières dans la faveur
des Bienheureuses: Celles-ci se
détournent des (jeunes filles) qui ne sont
point couronnées.
Va jusqu'au jardin clair où tu te reposes,
Pare tes cheveux de verdure et de fleurs,
Choisis les parfums, Dika, tisse les roses,
Mêle les couleurs.
Et, si tu veux plaire aux sereines Déesses,
Entoure l'autel des souffles de l'été...
Elles souriront, ainsi que leurs prêtresses,
A ta piété.
Porte à l'Artémis les sombres violettes,
A l'Aphrodita la pourpre des iris,
A Perséphona, vierge aux lèvres muettes,
La langueur des lys.
Renée Vivien