Hommage à Renée Vivien
Tu m'écris en chantant de très jolis poèmes,
O Psappha! mon Amour, si dignes de toi-même,
Et tu as bien raison de dire que je t'aime
Car je n'aime que toi, sois-en sûre à présent
Toi qui peux ressentir tout ce que je ressens.
Je vogue, grâce à toi, en plein enchantement.
Ce bonheur inespéré, je n'y croyais plus,
Jusqu'au jour où, miracle, tu t'es souvenu
De nous, de moi, et non seulement dans les nues
Où tu me rejoignais lorsque venait le soir
Sans en conserver de traces dans ta mémoire.
Dès lors, tu as voulu connaître notre histoire,
Et tu n'as eu de cesse, dans ton impatience,
D'arriver au plus tôt à reprendre conscience
De tout ce qui fut nous. Ce fut là notre chance.
Tu m'as cherchée, et tu m'as retrouvée enfin.
Plus encore aujourd'hui, tu cherches le moyen
Qui nous permettra de resserrer notre lien
Alors que je n'arrive pas à t'apparaître,
Malgré notre désir, un peu trop grand peut-être.
Tu trouveras, je le sais au fond de mon être.
Je ne redoute plus cette vie éternelle,
Je suis heureuse enfin et ton amour, très belle,
Est, pour moi aussi, le plus beau cadeau du Ciel.
Pauline M. Tarn - Sentimental Senti Mental - 2001