Hommage à Renée Vivien
C'est en vain que, pour moi, ma raison s'évertue, Car je n'aime que ce qui me raille et me tue. Et ma grande douleur terrible, la voici: Partout je redirai: Je ne suis pas d'ici. Je n'ai rien calculé, je suis née ivre et folle. Au hasard, j'ai semé mon...
Lire la suitePERSONNAGES Psappha. - Eranna. - l'Etrangère. - Atthis. - Dika. Damophyla. CHOEUR DES VIERGES Gurinnô. - Gorgô. - Euneika. - Mégara. - Anagora. Télésippa. Un verger de Mytilène, vers la fin d'un après-midi d'été. Les vignes, chargées de grappes, se déroulent...
Lire la suiteI Ta robe participe à ton être enchanté, O ma très chère!... Elle est un peu de ta beauté. La respirer, c'est ton odeur que l'on dérobe. Ton coeur intime vit dans les plis de ta robe, L'odeur de nos baisers anciens est dans ses plis... Elle se ressouvient...
Lire la suite"Je ne veux que le sourire de ta bouche..." Dis, que veux-tu de moi qui t'aime, ô mon souci! Et comment retenir ton caprice de femme? Prends mes anneaux...Prends mes colliers...Et prends aussi Ce que j'ai de plus rare et de plus beau: mon âme. Si mon...
Lire la suiteProtectrice de ce qui s'effare et qui fuit, Souveraine des bois, des sommets et des rives, Toi qui prêtes un songe illusoire aux captives Que le malheur inné de leur race poursuit, Toi dont le regard froid et mystique traduit Le pâle amour de nos âmes...
Lire la suiteFane-toi, beau jardin dont j'aimais les odeurs, Où s'attardaient, plaintifs et las, les vents rôdeurs. Que périssent demain tes miels et tes odeurs! Et que d'infâmes vers rongent le coeur des roses! Que penchent les pavots et les pivoines closes! O jardin,...
Lire la suiteDans l'Hadès souterrain où la nuit est parfaite Te souviens-tu de l'île odorante, ô Psappha? Du verger où l'élan des lyres triompha, Et des pommiers fleuris où la brise s'arrête? Toi qui fut à la fois l'amoureuse et l'amant, Te souviens-tu d'Atthis, parmi...
Lire la suiteLe vent d'hiver s'élance, audacieux et fort, Ainsi que les Vikings aux splendides colères. La tempête a soufflé sur les pins séculaires, Et les flots ont bondi... Venez, mes Dieux du Nord! Vos yeux ont le reflet des lames boréales, Les abîmes vous sont...
Lire la suiteParmi mes lys fanés je songe que c'est toi Qui me fis le plus grand chagrin d'amour, Venise! Tu m'as trahie autant qu'une femme et conquise En me prenant ma force, et mon rêve et ma foi. ... Je ne cherche plus rien dans Venise: l'ivresse Des beaux palais...
Lire la suiteDans mon âme a fleuri le miracle des roses. Pour le mettre à l'abri, tenons les portes closes. Je défends mon bonheur, comme on fait des trésors, Contre les regards durs et les bruits du dehors. Les rideaux sont tirés sur l'odorant silence, Où l'heure...
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