Hommage à Renée Vivien
Vous avez entr'ouvert vos lèvres cette nuit Et j'ai cru que c'était pour des paroles basses, Mais vous avez laissé retomber vos mains lasses... Vous avez soupiré, c'était à peine un bruit. Moi je vous regardais, je regardais cet ambre Rouge et cet or...
Lire la suiteMon vieil ami le vent, entre dans ma demeure Et joint ta voix à ma voix lamentable et pleure... Pleurons le jour, pleurons le soir, pleurons la nuit. Pleurons avec la voix des femmes malheureuses Sur la jeunesse morte et sur l'amour qui fuit Malgré les...
Lire la suiteLe regard clair et la voix limpides, j'entame Un hymne triomphal à ma Divinité, A l'Amour parfois doux et souvent irrité, Car, en ce jour, je me réjouis d'être femme! Et loué soit le sort en ses obscurs desseins De ceci: que nos coeurs sont pareils, ma...
Lire la suiteJe subis la langueur du jour déjà pâli... Je suis très lasse, et je ne veux plus que l'oubli. Si l'on parle de moi, l'on mentira sans doute. Et mes pieds ont été déchirés par la route. Certes, on doit trouver plus loin des cieux meilleurs, Des visages...
Lire la suiteNotre coeur est semblable en notre sein de femme, Très chère! Notre corps est pareillement fait. Un même destin lourd a pesé sur notre âme, Nous nous aimons et nous sommes l'hymne parfait. Je traduis ton sourire et l'ombre sur ta face. Ma douceur est...
Lire la suiteSonnet Le soir était plus doux que l'ombre d'une fleur. J'entrai dans l'ombre ainsi qu'en un parfait asile. La Voix, récompensant mon attente docile, Me chuchota: "Vois le palais de la Douleur." Mes yeux las s'enchantaient du violet, couleur Unique, car...
Lire la suiteEt je regrette et je cherche Psappha. ... Et je regrette et je cherche ton doux baiser. Quelle femme saurait me plaire et m'apaiser? Laquelle apporterait les voluptés anciennes Sur des lèvres sans fard et pareilles aux tiennes? Je le sais, tu mentais,...
Lire la suiteTu veux savoir de moi le secret des sorcières? J'allumerai pour toi leurs nocturnes lumières, Et je t'apprendrai l'art très simple des sorcières. Les sorcières ne sont vivantes que la nuit. Elles dorment pendant le jour. Leur regard fuit, N'étant habitué...
Lire la suiteJe vous admire et je vous sais indiscutable Autant qu'une statue en face de la mer. Vos regards ont ce bleu périlleux qui m'est cher, Vos cheveux d'or brûlé sont plus doux que le sable. Vous éclatez ainsi qu'un hymne triomphal. L'eurythmie elle-même a...
Lire la suiteDans la pourpre et dans l'or d'un silence hautain, J'entends sonner ici l'heure de mon destin. Sa lamentation traverse la lumière, Elle sonne en pleurant, exacte et régulière. Avec la voix des sorts qui ne pardonnent pas, Elle annonce, elle dit et redit:...
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