Hommage à Renée Vivien
Tes yeux sous tes cheveux sont comme des poignées De rayons à travers des toiles d'araignées. Ton sourire d'été, que l'aube colora, Est pareil au sourire orgueilleux de Sara. Mon regard s'hypnotise à cette fauve boucle Où le divin saphir épouse l'escarboucle....
Lire la suiteQuelqu'un, je crois, se souviendra dans l'avenir de nous. Mon souci. Psappha. Dans l'avenir gris comme une aube incertaine, Quelqu'un, je le crois, se souviendra de nous, En voyant brûler sur l'ambre de la plaine L'automne aux yeux roux. Un être parmi...
Lire la suiteTu m'apportes l'ardeur des nuits de Palestine. Sur ton front, serein comme un feu d'autel, Brûle, sceau mystique, empreinte divine, La gloire de ta race, ô fille d'Israël! Ton corps a les parfums du corps de Bethsabée, Pâleur de lotus et de nénuphar....
Lire la suiteLa Haine nous unit, plus forte que l'Amour. Nous haïssons le rire et le rythme du jour, Le regard du printemps au néfaste retour. Nous haïssons la face agressive des mâles. Nos coeurs ont recueilli les regrets et les râles Des Femmes aux fronts lourds,...
Lire la suiteEstompe ta beauté sous le poids des étoffes, Plus souples que les flots, plus graves que les strophes. Elles ont la caresse et le rythme des mers, Et leur frisson s'accorde au blanc frisson des chairs. Revêts le violet des antiques chasubles, Parsemé...
Lire la suiteL'odeur des frézias s'enfuit Vers les cyprès aux noirs murmures... La brune amoureuse et la nuit Ont confondu leurs chevelures. J'ai vu se mêler, lorsque luit La datura baigné de lune, Les cheveux sombres de la nuit Aux cheveux pâles de la brune. La fin...
Lire la suiteJe ne danserai pas sur ton tréteau banal, Avec tes histrions et tes prostituées. Lorsque fermente en moi la tristesse du vin, J'erre, exagérant mon verbe de pitre, Mentant comme un prêtre et comme un devin. Ma loquacité pérore et chapitre Devant la foule...
Lire la suiteJ'erre au fond d'un savant et cruel labyrinthe... Je n'ai pour mon salut qu'un douloureux orgueil. Voici que vient la Nuit aux cheveux d'hyacinthe, Et je m'égare au fond du cruel labyrinthe, O Maîtresse qui fus ma ruine et mon deuil. Mon amour hypocrite...
Lire la suiteParmi le boréal silence, le zénith Irradie âprement aux jardins d'aconit. Enigmes et remords, les yeux des Nyctalopes Reflètent la perplexité des horoscopes, Et les Musiciens, frères des Séraphim, Ecoutent murmurer la harpe d'Eloïm. De glauques nénuphars...
Lire la suiteVous n'êtes rien pour moi. Pour moi, je n'ai point de ressentiment, mais j'ai l'âme sereine. Psappha. Vous qui me jugez, vous n'êtes rien pour moi. J'ai trop contemplé les ombres infinies. Je n'ai point l'orgueil de vos fleurs, ni l'effroi De vos calomnies....
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