Hommage à Renée Vivien
Alentour, (la brise) murmure fraîchement à travers les branches des pommiers, et des feuillages frissonnants coule le sommeil. La fraîcheur se glisse à travers les pommiers. Le ruisseau bourdonne au profond des verdures, Tel le chant confus qui remplit...
Lire la suiteL'aurore Vénérable... Vois se rapprocher l'Aurore Vénérable, Apportant l'effroi, la souffrance et l'effort, Et le souvenir dont la langueur accable, La vie et la mort. Renée Vivien
Lire la suiteL'or est fils de Zeus; ni la mite ni le ver ne le peuvent détruire. L'or est fils de Zeus, cruel comme les Dieux. Il épanouit sa puissance fatale, Frère du soleil qui dévore les cieux De gloire brutale. Renée Vivien
Lire la suiteL'Erôs qui délie mes membres aujourd'hui me dompte, être fatal, amer et doux. Aujourd'hui l'Erôs fatal, amer et doux, L'Erôs qui ressemble à la Mort, me tourmente, Maîtrise mes flancs et brise mes genoux Dans l'angoisse ardente. Renée Vivien
Lire la suiteQuelqu'un, je crois, se souviendra dans l'avenir de nous. Dans les lendemains que le sort file et tresse, Les êtres futurs ne nous oublieront pas... Nous ne craignons point, Atthis, ô ma Maîtresse! L'ombre du trépas. Car ceux qui naîtront après nous dans...
Lire la suiteEt toi, ô Dika! ceins de guirlandes ta chevelure aimable, tresse tes tiges du fenouil de tes tendres mains, car les (vierges) aux belles fleurs sont de beaucoup les premières dans la faveur des Bienheureuses: Celles-ci se détournent des (jeunes filles)...
Lire la suiteMnasidika est plus belle que la tendre Gurinnô. Gurinnô qui pleure à l'ombre de mon seuil N'a point tes accents où l'Erôs passe et chante, O Mnasidika! ni le splendide orgueil De tes seins d'amante. Elle n'a point l'or fondu de ton regard, Ni la pourpre...
Lire la suiteDe tous les astres le plus beau... O toi le plus beau des astres, Hespéros, Fleur nocturne éclose au verger des étoiles, Tu viens ranimer les ardeurs de Lesbôs Sous l'azur des voiles. Tu jettes le trouble aux espaces sereins. Le Désir renaît aux yeux...
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