Hommage à Renée Vivien
Entre tes seins blêmit une perle bizarre. Tu rêves, et ta main curieuse s'égare Sur les algues de soie et les fleurs de satin. J'aime, comme un péril, ton sourire latin, Tes prunelles de ruse où l'ombre se consume Et ton col sinueux de page florentin....
Lire la suiteC'est l'heure où l'âme famélique des repus Agonise, parmi les festins corrompus. Et les Mangeurs d'herbe ont aiguisé leurs dents vertes Sur les prés d'octobre aux corolles large ouvertes, Les prés d'un ton de bois où se rouillent les clous... Ils boivent...
Lire la suiteEt je regrette et je cherche... Psappha. Les oliviers, changeants et frais comme les vagues, Recueillent gravement tes murmures légers, Psappha, Divinité des temples d'orangers, Dont le chant surpassa le chant des étrangers... La montagne a des plis musicalement...
Lire la suiteL'ombre étouffe le rire étroit des Emmurées. Leur illusoire appel s'étrangle dans la nuit. Leur front implore en vain la brise qui s'enfuit Vers l'Ouest, où les mers sommeillent, azurées. Leur cécité profonde ignore les marées Des couleurs, les reflux...
Lire la suiteJ'ai bu, tel un poison, vos souffles éplorés, Vos sanglots de parfums, lys fauves, lys tigrés! Dédiez au matin votre rose sourire, Lys du Japon, éclos aux pays de porphyre. Ténèbres, répandez vos torpeurs d'opiums, Vos sommeils de tombeaux sur les chastes...
Lire la suiteDroite et longue comme un cyprès, Mon ombre suit, à pas de louve, Mes pas que l'aube désapprouve. Mon ombre marche à pas de louve, Droite et longue comme un cyprès. Elle me suit, comme un reproche, Dans la lumière du matin, Je vois en elle mon destin...
Lire la suitePâle et mélancolique ainsi qu'une malade, - Un tapis fondu languit sous tes pieds - Plus majestueux qu'un temple de jade, - Les magnolias et les tulipiers - Ont laissé pleuvoir la nuit de leur voûte. - - Tramé dans un soir aux bleus inconnus - Par de...
Lire la suiteLa mer porte le poids voluptueux des Iles... Le lapis-lazuli des ondes infertiles Sollicite le frais recueillement des Iles. - Iles d'hiver, ô fleurs de la nacre et du nord! - Lorsque l'ombre a tressé les roses de la mort, Les Iles ont jailli de la nacre...
Lire la suiteLe blond zodiaque détruit Ses énigmatiques algèbres, Et les cygnes noirs de la nuit Glissent sur un lac de ténèbres. Tu me tends, d'un geste onduleux, Tes mains où le lotus se fane. A travers les feuillages bleus Tu souris, comme Viviane. Je retrouve...
Lire la suiteLe temple abandonné de la Vénus latine Se recule et s'estompe à travers les embruns, Et le déroulement rituel des parfums Ne tourbillonne plus vers l'Image Divine. Les roses, sur le marbre enfiévré par le sang, N'ont plus leur rouge ardeur de rire et...
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