Hommage à Renée Vivien
... quand à mon sanglot: et que les vents orageux l'emporte pour les souffrances! Psappha Je te méprise enfin, souffrance passagère! J'ai relevé mon front. J'ai fini de pleurer. Mon âme est affranchie, et ton ombre légère Dans les nuits sans repos ne...
Lire la suiteLa lumière agonise et meurt à tes genoux. Viens, ô toi dont le front impénétrable et doux Porte l'accablement des pesantes années: Douloureuse et les traits mortellement pâlis, Viens, sans autre parfum dans ta robe à longs plis Que le souffle des fleurs...
Lire la suiteTa forme est un éclair qui laisse les bras vides, Ton sourire est l'instant que l'on ne peut saisir... Tu fuis, lorsque l'appel de mes lèvres avides T'implore, ô mon Désir! Plus froide que l'Espoir, ta caresse cruelle Passe comme un parfum et meurt comme...
Lire la suiteParle-moi, de ta voix pareille à l'eau courante, Lorsque s'est ralenti le souffle des aveux. Dis-moi des mots railleurs et cruels si tu veux, Mais berce-moi de ta mélopée enivrante. De ce timbre voilé qui m'attriste et m'enchante, Lorsque mon front s'égare...
Lire la suiteLe couchant adoucit le sourire du ciel. La nuit vient gravement, ainsi qu'une prêtresse. La brise a déroulé, d'un geste de caresse, Tes cheveux aux blondeurs de maïs et de miel. Tes lèvres ont gardé le pli de la parole Dont mon rêve attentif s'est longtemps...
Lire la suiteTa voix est un savant poème... Charme fragile de l'esprit, Désespoir de l'âme, je t'aime Comme une douleur qu'on chérit. Dans ta grâce longue et blêmie, Tu reviens du fond de jadis... O ma blanche et lointaine amie, Je t'adore comme les lys! On dit qu'un...
Lire la suiteL'orgueil des lourds anneaux, la pompe des parures, Mêlent l'éclat de l'art à ton charme pervers, Et les gardénias qui parent les hivers Se meurent dans tes mains aux caresses impures. Ta bouche délicate aux fines ciselures Excelle à moduler l'artifice...
Lire la suiteLe jour ne perce plus de flèches arrogantes Les bois émerveillés de la beauté des nuits, Et c'est l'heure troublée où dansent les Bacchantes Parmi l'accablement des rythmes alanguis. Leurs cheveux emmêlés pleurent le sang des vignes, Leurs pieds vifs...
Lire la suiteLorsque tu vins, à pas réfléchis, dans la brume, Le ciel mêlait aux ors le cristal et l'airain. Ton corps se devinait, ondoiement incertain, Plus souple que la vague et plus frais que l'écume. Le soir d'été semblait un rêve oriental De rose et de santal....
Lire la suiteSi être rongé par les vers Est un comble pour un poète, Juste après ma mort, je souhaite Que mes Cendres et mes Poussières Soient déposées dans sa Chapelle Au Cimetière de Passy, Que je puisse dormir ainsi Pour l'Eternité auprès d'Elle. Que soit incinéré...
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