Hommage à Renée Vivien
Mes yeux, par trop charmés, ne se lassent jamais De contempler sans fin ton visage et ta grâce... Faîtes que jamais plus, mon Dieu, ne s'efface Cette image sacrée de celle que j'aimais! L'aube d'un jour prochain, je reviendrai vers elle, Et très exactement...
Lire la suiteC'est moi qui, à mon tour, demande l'impossible Te suppliant d'exaucer nos vœux indicibles, Sans fin te suppliant. J'implorerai le ciel s'il le faut à genoux Pour que tu reviennes me reparler de nous Jusqu'à la fin des temps. Je sais que tu es là, je...
Lire la suiteMa brune aux yeux dorés, ton corps d'ivoire et d'ambre A laissé des reflets lumineux dans la chambre Au-dessus du jardin. Le ciel clair de minuit, sous mes paupières closes, Rayonne encor... Je suis ivre de tant de roses Plus rouges que le vin. Délaissant...
Lire la suiteAimez-vous, Femmes, comme nous: Eranna revit, elle est là, Mon nom est Sapho ou Psappha Et je suis revenue pour vous. Aimez-vous, Femmes, tendrement Et de toute votre douceur... Femmes, aimez-les, à toute heure, En prenant bien tout votre temps. Je suis...
Lire la suiteLa lune se levait autrefois à Lesbos Sur le verger nocturne où veillaient les amantes. L'amour rassasié montait des eaux dormantes Et sanglotait au cœur profond du sarbitos. Psappha ceignait son front d'augustes violettes Et célébrait l'Erôs qui s'abat...
Lire la suiteEn ce jour, je ne me souviens de presque rien, Mais saches que lorsque la question fut posée Je me souvenais bien, et sans nul doute aucun De tout ce qui fut nous, de tout notre passé. Près de toi j'étais là, ô ma toute charmante, Le Léthé ne m'a pas...
Lire la suiteDans l'Hadès souterrain où la nuit est parfaite Te souviens-tu de l'île odorante, ô Psappha? Du verger où l'élan des lyres triompha, Et des pommiers fleuris où la brise s'arrête? Toi qui fut à la fois l'amoureuse et l'amant, Te souviens-tu d'Atthis, parmi...
Lire la suiteJ'ai cherché moi aussi aux bras des inconnues Ce même amour... Je n'en ai tiré que des larmes... Et j'ai cherché auprès de combien d'autres femmes Une tendresse qui ne m'est jamais venue. Pour un brin d'affection, pour un peu de tendresse Comme toi, j'ai...
Lire la suiteJ'ai ruiné mon cœur, j'ai dévasté mon âme Et je suis aujourd'hui le mendiant d'amour: Des souvenirs, pareils à la vermine infâme, Me rongent à la face implacable du jour. J'ai ruiné mon cœur, j'ai dévasté mon âme, Et je viens lâchement implorer du destin...
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