Hommage à Renée Vivien
Ma Fée et ma Princesse aux paupières divines Habite les ruines. Elle aime les lointains, les crépuscules gris Et les chauves-souris. Elle va, toujours lente et toujours solitaire, Se voilant de mystère. Elle a l'accablement des lys qui vont mourir, Les...
Lire la suiteVertigineusement, j'allais vers les Etoiles... Mon orgueil savourait le triomphe des dieux, Et mon vol déchirait, nuptial et joyeux, Les ténèbres d'été, comme de légers voiles... Dans un fuyant baiser d'hymen, je fus l'amant De la Nuit aux cheveux mêlés...
Lire la suiteDes gouttes d'eau - de l'eau de mer - Mêlent leur lumière fluide, Glauque et pareille aux flots d'hiver, A tes longs doigts d'Océanide. Comment décrire le secret De leurs pâleurs froides et fines? Ton regard vert semble un reflet Des cruelles aigues-marines....
Lire la suiteO soir, toi qui ramènes tout ce que le lumineux matin a dispersé, tu ramènes la brebis, tu ramènes la chèvre... Psappha. D'un geste très doux qui rassemble et ramène Les brebis le long des chemins traversés, L'ombre réunit les troupeaux dispersés, Là-bas,...
Lire la suiteSon pas a la douceur des brises sous les branches, Et les perles de gui, les violettes blanches Parent suavement ses cheveux aux blonds verts. Les roses, découvrant leurs rires entr'ouverts, Effleurent Velléda, la jeune Druidesse. Les chênes éternels,...
Lire la suiteO mes rêves, voici l'heure équivoque et tendre Du crépuscule, éclos telle une fleur de cendre. Les clartés de la nuit, les ténèbres du jour, Ont la complexité de mon étrange amour. Sous le charme pervers de la lumière double, Le regard de mon âme interroge...
Lire la suiteDans le mystique soir d'avril j'ai triomphé. J'ai crié d'une voix de victoire: Elle est morte, Et le tombeau sur Elle a refermé sa porte. La nuit garde l'écho de son râle étouffé. - Quel sourire de paix sur tes lèvres muettes, O soeur des violettes! J'ai...
Lire la suiteDu ciel poli comme un miroir Pleuvent les langueurs enflammées, Et nous suivons, au coeur du soir, L'irréel essor des fumées. J'adore tes gestes meurtris Et tes prunelles embrumées... Tu regrettes... Dans tes yeux gris Passent et meurent des fumées......
Lire la suiteLes mouettes s'en vont vers la mer, vers le nord, Affermissant leur vol pour la lutte et l'effort. L'air du large frissonne et souffle dans leurs ailes... Les mouettes s'en vont vers la mer, vers le nord... L'air du large frissonne et souffle dans leurs...
Lire la suiteDe Gorgô pleinement rassasiée... Psappha. Pourquoi revenir, les seins encore avides, Tournant vers mon seuil tes pas irrésolus? Pourquoi m'implorer, Gorgô? J'ai les mains vides Et je n'aime plus. Je n'ai plus de chants, ni d'amour ni de haine, Je n'ai...
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