Hommage à Renée Vivien
Les étoiles autour de la belle lune voilent aussitôt leur clair visage lorsque, dans son plein, elle illumine la terre de lueurs d'argent. Tout est blanc, la lune ouvre sa plénitude, A ses pieds gémit l'Océan tourmenté: Sereine, elle voit fleurir la solitude...
Lire la suitePour Androméda, elle a une belle récompense. Pour Androméda, l'éclair de tes baisers, Tes voiles de vierge et tes langueurs d'amante Et le lent soupir de tes seins apaisés, Atthis inconstante! Pour Androméda, les chants, les soirs d'or brun, Et l'ombre...
Lire la suiteAtthis, ma pensée t'est haïssable et tu fuis vers Androméda. Tu hais ma pensée, Atthis, et mon image. Cet autre baiser, qui te persuada, Te brûle, et tu fuis, haletante et sauvage, Vers Androméda. Renée Vivien
Lire la suite... Tu m'oublies... L'eau trouble reflète, ainsi qu'un vain miroir, Mes yeux sans lueurs, mes paupières pâlies. J'écoute ton rire et ta voix dans le soir... Atthis, tu m'oublies. Tu n'as point connu la stupeur de l'amour, L'effroi du baiser et l'orgueil...
Lire la suiteJe t'aimais, Atthis, autrefois... Le soir fait fleurir les voluptés fanées, Le reflet des yeux et l'écho de la voix... Je t'aimais, au long des lointaines années, Atthis, autrefois. Renée Vivien
Lire la suiteL'homme fortuné qu'enivre ta présence Me semble l'égal des Dieux, car il entend Ruisseler ton rire et rêver ton silence, Et moi, sanglotant, Je frissonne toute, et ma langue est brisée: Subtile, une flamme a traversé ma chair, Et ma sueur coule ainsi...
Lire la suiteAccueille, immortelle Aphrodita, Déesse, Tisseuse de ruse à l'âme d'arc-en-ciel, Le frémissement, l'orage et la détresse De mon long appel. J'ai longtemps rêvé: ne brise pas mon âme Parmi la stupeur et l'effroi de l'éveil, Blanche Bienheureuse aux paupières...
Lire la suiteNous, qui nous attristions de l'agonie des roses, Un détail a changé dans ma vision des choses: Je suis heureuse de penser que chaque fleur Te rejoint de l'autre côté dès qu'elle meurt, En retrouvant, pour toi, son Absolue Beauté, Niveau que l'Ame atteint...
Lire la suiteTout s'élargit. Le soir qui tombe est magnifique Et vaste. Comme un Doge amoureux de la mer, Parmi l'effeuillement des roses, la musique Des luths, l'or qui flamboie ainsi qu'un rouge éclair, Moi, j'irai, dominant le cortège mystique, Et, somptueusement,...
Lire la suiteDéesse de la Mort, pâle Perséphoné, Dont l'Hadès recueillit les langueurs léthéennes, Déesse dont le front semble un printemps fané, Dont la voix est l'écho des voix élyséennes, Déesse de la Mort, pâle Perséphoné, Ouvre d'un geste lent ta chambre nuptiale,...
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