Hommage à Renée Vivien
Excellente Prométhée, il y a aussi des humains qui t'égalent en habilité: qui que ce soit qui véritablement ait dessiné cette vierge, si l'on eût ajouté aussi la voix, c'était Agatharchis tout entière. Celle qui grava ces paupières décloses Ainsi que...
Lire la suiteDe tes enfantines mains, ces traits. Ces dessins, labeur de tes mains enfantines, Evoquent le seuil fleuri de mélilot, Où les chants venus des lointaines collines Traînent leur sanglot. Les vierges d'Hellas cachent leur clair visage, Etoiles devant la...
Lire la suitePompilos, poisson qui envoies aux matelots une heureuse navigation, puisses-tu escorter du côté de la poupe ma tendre Maîtresse! Pour que le vent soit doux comme une caresse, O poisson de bon augure, Pompilos, Escorte la nef de ma tendre maîtresse, Orgueil...
Lire la suiteCette Artémis, ô vierge, fuyant Alphéos... Cette Artémis, fuyant le désir mâle, ô vierges, Tourna vers le lointain du sud ses yeux lassés. Et ses pieds fugitifs illuminaient les berges, Foulant avec dégoût les couples enlacés. Ses longs rayons aigus perçaient...
Lire la suiteLe soir nuançait l'or d'Hellas De pourpre égyptienne: J'offris la coupe d'hypocras A la Musicienne... Elle errait en riant, auprès Des aloès et des cyprès Et des roches aux bleus de grès Myrtis l'Ionienne. Elle évoquait les bords du Styx, Les asphodèles...
Lire la suite... et je blâme aussi la mélodieuse Myrtis de ce que, étant femme, elle entra en rivalité avec Pindare. Oh! les flots empourprés que frappent les rameurs, Et la Mort qui grimace à travers les murailles! Pourquoi, Myrtis, jeter les sanglantes clameurs...
Lire la suiteThespia, de belle race, hospitalière, aimée des Muses... Effeuillons les lauriers noirs comme tes prunelles, Thespia! moissonnons le myrte et le cerfeuil, Car, pour glorifier tes paupières très belles, Les Piérides tressaient leurs roses sur ton seuil....
Lire la suite... devant chanter de belles récompenses pour les femmes de Tanagra aux blancs péplos: et ma ville s'est grandement réjouie de mes chants au babil harmonieux. Des roses ont neigé sur la plaine éblouie. Dans l'air résonne encore un triomphe subtil; Ma...
Lire la suiteEst-ce que tu dors sans interruption? en vérité, tu n'étais point avant, Korinna... Dors-tu docilement dans le lit des années, Musicienne dont la harpe résonna Jusqu'au Temple très noir des sombres Destinées? N'étais-tu pas, avant, l'ardente Korinna?...
Lire la suiteEt quelqu'un chantant de façon douce... La terre est comme un vase étrusque, Fond rouge et dessin noir: Dans la plaine où l'ombre s'embusque, Déméter vient s'asseoir; La flèche du couchant s'émousse Sur les lichens et sur la mousse. Quelqu'un, chantant...
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