Hommage à Renée Vivien
Je t'aimais, Atthis, autrefois... Psappha. Je reviens chercher l'illusion des choses D'autrefois, afin de gémir en secret Et d'ensevelir notre amour sous les roses Blanches du regret. Car je me souviens des divines attentes, De l'ombre et des soirs fébriles...
Lire la suiteTa royale jeunesse a la mélancolie Du Nord où le brouillard efface les couleurs. Tu mêles la discorde et le désir aux pleurs, Grave comme Hamlet, pâle comme Ophélie. Tu passes, dans l'éclair d'une belle folie, Comme Elle, prodiguant les chansons et les...
Lire la suiteViens, nous pénétrerons le secret du flot clair, Et je t'adorerai, comme un noyé la mer. Les crabes dont la faim se repaît de chair morte Nous ferons avec joie une amicale escorte. Reine, je t'élevai ce palais qui reluit, Du débris d'un vaisseau naufragé...
Lire la suiteNous ne tisserons pas les graves violettes. Nous ferons retentir le paktis vaste et doux A travers les forêts et les plaines muettes, Et nous arracherons les grands feuillages roux. - Mes compagnes, la voix large des lyres chante La mort d'une Bacchante....
Lire la suiteLes arbres ont gardé du soleil dans leurs branches. Voilé comme une femme, évoquant l'autrefois, Le crépuscule passe en pleurant... Et mes doigts Suivent en frémissant la ligne de tes hanches. Mes doigts ingénieux s'attardent aux frissons De ta chair...
Lire la suite... S'il fut permis à Psappha de Lesbôs de demander dans ses prières "que la nuit fût doublée pour elle", qu'à mon tour j'ose implorer une faveur pareille... Libanios. Prolonge la nuit, Déesse qui nous brûles! Eloigne de nous l'aube aux sandales d'or!...
Lire la suiteL'onde charrie au loin les feuilles en détresse Et qui flottent au fil du courant. L'air est doux. Allons à la dérive, errons, ô ma maîtresse! Languissamment, au gré du fleuve ardent et roux. Le fleuve ensanglanté de feuilles en détresse Nous entraîne....
Lire la suiteCeux-là dont les manteaux ont des plis de linceuls Goûtent la volupté divine d'être seuls. Leur sagesse a pitié de l'ivresse des couples, De l'étreinte des mains, des pas aux rythmes souples. Ceux dont le front se cache en l'ombre des linceuls Savent...
Lire la suiteDouceur de mes chants, allons vers Mytilène. Voici que mon âme a repris son essor, Nocturne et craintive ainsi qu'une phalène Aux prunelles d'or. Allons vers l'accueil des vierges adorées: Nos yeux connaîtront les larmes des retours: Nous verrons enfin...
Lire la suiteDoucement tu passas du sommeil à la mort, De la nuit à la tombe et du rêve au silence, Comme s'évanouit le sanglot d'un accord Dans l'air d'un soir d'été qui meurt de somnolence. Au fond du Crépuscule où sombrent les couleurs, Où le monde pâlit sous les...
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