Hommage à Renée Vivien
J'ai vu s'éteindre en moi le brûlant désespoir... Ma bouche cessera de ravager ta bouche, Je ne connaîtrai plus les veilles sur la couche De la moite Insomnie et du Désir farouche, Car la Mer et la Mort me rappellent, ce soir... La nuit vient assombrir...
Lire la suiteL'été brûle, la voix des fleuves se lamente, La voix des sources pleure, et la voix des torrents Gémit, car le soleil boit les flots transparents Et tarit la fraîcheur, de sa bouche fervente. Le voile virginal des neiges sur les monts Se déchire, et,...
Lire la suitePoème dramatique en un acte Scène I L'école de poésie fondée par Psappha. Une statue de l'Aphrodita enguirlandée de roses. Par la porte ouverte, on voit l'Egée, les jardins et les maisons de Mytilène. Le soleil, pendant l'acte, décline et disparaît dans...
Lire la suiteParé d'aigue-marine et d'onyx et d'opale, Le soir prestigieux sourit bizarrement, Et, goûtant à demi la saveur du moment, Nous regrettons tout bas une joie idéale. Le couchant qui blêmit et rougit tour à tour, La campagne morbide et l'heure de tristesse...
Lire la suiteParmi les ondoiements et les éclairs douteux, Les langoureux lys d'eau lèvent leur front laiteux. La rivière aux flots lourds berce leur somnolence... Ce sont d'étranges fleurs de mort et de silence. Leur fraîcheur refroidit les flammes du soleil, Et...
Lire la suitePassant, je me souviens du crépuscule vert Où glissent lentement les ombres sous-marines, Où les algues, offrant leur calice entr'ouvert, Etreignent de leurs bras fluides les ruines Des vaisseaux autrefois pesants d'ivoire et d'or. Je me souviens de l'ombre...
Lire la suite"Lo giorno se n'andava, e l'aer bruno Toglieva gli animai che sono in terra Dalle fatiche loro..." Dante, Inferno, canto secondo Le soir, désaltérant la soif de la campagne, Coule, froidement vert comme un fleuve du Nord, Et voici que descend l'odeur...
Lire la suiteL'air pleure le printemps fervent... Les arbres souffrent dans le vent, Sans opulence et sans couronne... Ah! les violettes d'automne! Tu viens, toi que je n'aime plus, Portant les regrets superflus, Et plus pâle qu'une madone... Ah! les violettes d'automne!...
Lire la suiteL'aurore a la pâleur verdâtre d'une morte, Elle semble une frêle et tremblante Alkestis Qui, les pas vacillants, vient frapper à la porte Où l'amour l'accueillait en souriant, jadis. Elle a quitté les flots qui roulent des étoiles, Les jardins nébuleux...
Lire la suiteRécit. Le soir a déchaîné des sanglots de victimes. Le fuyant crépuscule a la couleur du sang. Le Vent du Nord s'enfuit vers le large... Choeur. O passant, Ne suis pas le chemin qui longe les abîmes. Récit. Semblable au vague essor des oiseaux de la nuit,...
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