Hommage à Renée Vivien
Les mouettes s'en vont vers la mer, vers le nord, Affermissant leur vol pour la lutte et l'effort. L'air du large frissonne et souffle dans leurs ailes... Les mouettes s'en vont vers la mer, vers le nord... L'air du large frissonne et souffle dans leurs...
Lire la suiteDe Gorgô pleinement rassasiée... Psappha. Pourquoi revenir, les seins encore avides, Tournant vers mon seuil tes pas irrésolus? Pourquoi m'implorer, Gorgô? J'ai les mains vides Et je n'aime plus. Je n'ai plus de chants, ni d'amour ni de haine, Je n'ai...
Lire la suiteLe charme douloureux des ébauches m'attire, Telles les frêles fleurs qu'une haleine meurtrit, Car la beauté jadis entrevue y sourit, Harmonieusement, de son demi-sourire. Ces visages fuyants, ces fragiles contours, S'estompant sur la toile irréelle du...
Lire la suiteC'est l'heure du réveil... Soulève tes paupières... Au loin la luciole aiguise ses lumières, Et le blême asphodèle a des souffles d'amour. La nuit vient: hâte-toi, mon étrange compagne, Car la lune a verdi le bleu de la montagne, Car la nuit est à nous...
Lire la suiteLilith. D'ombres et de démons je peuplai l'univers. Avant Eve, je fus la lumière du monde Et j'aimai le Serpent tentateur et pervers. Je conçus l'Irréel dans mon âme profonde. La Terre s'inclina devant ma royauté. Jéhovat fit éclore à mon front d'amoureuse...
Lire la suiteJ'aime la boue humide et triste où se reflète Le merveilleux frisson des astres, où le soir Revient se contempler ainsi qu'en un miroir Qui découvre à demi son image incomplète. J'aime la boue humide où la Ville inquiète Détache ses lueurs, blondes sur...
Lire la suiteGellô fut autrefois une vierge aux cheveux Plus doux que le reflet de la lune sur l'onde, Et mourut sans frémir de l'angoisse profonde, Sans avoir connu le mensonge des aveux. Elle hait le désir qui profane l'Epouse, Elle erre dans la nuit, inquiète et...
Lire la suiteLes yeux fixes et las devant l'éternité, Blême d'avoir connu l'épouvante des mondes, Merwynn songe... Un visage aux paupières profondes Le contemple à travers les feuillages d'été. L'amour, comme un parfum plein de poisons, émane Du corps de Viviane....
Lire la suiteElles sont le souvenir clair De Celle qui mourut hier Et qui dort entre quatre planches, Les violettes blanches. Car elle les aimait jadis, Et moi, je les préfère aux lys... J'éclairerai les tristes planches De violettes blanches. Vierges entre toutes...
Lire la suiteNe dissimule pas ton sourire qui tremble, Lève sur moi tes yeux sans trouble et sans regret, Et nous irons cueillir la fleur qui te ressemble, Dans le champ nébuleux qui longe la forêt, Les mystiques chardons dédaignés du profane. Je préfère aux langueurs...
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