Hommage à Renée Vivien
L'ombre bleuit les monts sacrés D'où Phoibé, lente, émerge. Ses rayons coulent sur les prés Comme l'eau sur la berge. Pareil aux Pommes d'Or, le fruit Du clair verger frissonne et luit; Damophyla parle à la nuit: "Je serai toujours vierge. "Psappha me...
Lire la suiteFille de l'Arès, Constance belle et rude, Tes yeux, où l'effroi du passé brûle encor, Sont pareils aux yeux noirs de la solitude Sous ton réseau d'or. Dans un ciel massif tu demeures, mortelle, L'Infini dans tes regards extasiés, Que Sélanna règne ou...
Lire la suiteCependant elle n'est point perdue pour la mémoire des hommes, ni cachée sous l'aile ombreuse de la nuit noire. L'heure est ardente et solennelle, Et Psappha, se penchant Vers Eranna, pleure comme elle L'Adonis du couchant. Parmi l'éclair des bandelettes...
Lire la suiteDoux fut ce labeur d'Erinna... Le couchant rougit, de son faste Cruel, ton bleu péplos, Qui, dans ses plis, a l'ampleur chaste Et simple du Paros, Et tes cheveux de Néréide, Dont Psappha chantait l'or fluide, Tremblent sous le vent qui les ride, Eranna...
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